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| ajouté le 28 décembre 2010 " On achève aussi les bateaux " Un montage photographique de Bernard Cousinié sur la démolition du "Persée" à Léchiagat le 13 mars 1994.
Pour voir le montage original au format m4v, cliquez ici (Il est possible que votre équipement et vos paramétrages ne permettent pas de lire ce fichier) Alternative : Voir le montage à partir de ce site en taille réduite (960 x 540) au format mp4. Cliquez sur l'image et patientez un peu ... |
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| 2 mars 2010 (Le Télégramme) ![]() |
| 4 février
2010 Lettre de Louis Le Pensec, ancien Ministre de la Mer, à Bruno Le Maire, Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche. Monsieur le Ministre, Les plans de sortie de flotte des navires de pêche, en ces semaines de solidarité active pour Haïti, peuvent avoir des aspects qui ne laissent pas d'interpeller et qui confinent parfois à l'absurde. Je souhaite que le Gouvernement Français demande à la commission Européenne une dérogation aux plans de sortie de flotte permettant l'engagement d'une solidarité concrète. Certes, il s'agirait d'une mesure visant les navires correspondant à un segment de flotte compatible avec les pratiques haïtiennes. Les circonstances exceptionnelles de la catastrophe devraient conduire la Commission à accueillir favorablement une telle demande, ce qu'elle sut faire pour le tsunami. Une réunion de concertation dans l'urgence avec les professionnels et les associations de solidarité avec Haïti, notamment Solidarité Pêche, permettrait de définir le périmètre de cette dérogation. Je vous remercie par avance de la suite que vous donnerez à la présente et vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments les meilleurs. Louis LE PENSEC Réponse du Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche > Lire Réponse de la Commission Européenne > Lire |
| 17 janvier 2010 Solidarité-Pêche demande des bateaux pour Haïti
Entretien avec Jean-Pierre
Coïc, président de Solidarité-Pêche, qui
récupère des bateaux de pêche promis à la casse pour les envoyer à
Haïti.
Cette catastrophe était-elle une fatalité ? Le séisme a été d'autant plus meurtrier que la ville de Port-au-Prince concentre une part trop importante de la population haïtienne; C'est une ville qui se développe n'importe comment, avec peu de moyens, les maisons sont faites avec beaucoup de sable, un peu de ciment, et pas d'armature métallique. Port-au-Prince abrite trois fois plus d'habitants qu'elle ne devrait. Cela parce que les campagnes ont été ruinées par les dictatures successives, depuis les Duvallier. C'est pourquoi nous essayons, avec Solidarité-Pêche, de redonner de l'activité dans les petits ports de pêche. Tout le monde plaint aujourd'hui Haïti. Quelle était l'attitude de la France avant le séisme ? Depuis douze ans, nous demandons que les bateaux de pêche en sortie de flotte, et donc promis à la casse, soient récupérés et mis à la disposition des communautés de pêcheurs d'Haïti. Nous avons récupéré trois bateaux, mais jamais ceux qui sont en sortie de flotte. Aujourd'hui, l'état préfère verser des subventions pour les détruire. L'an dernier, le ministre Christian Barnier a refusé que nous récupérions un bon bateau de plastique, le Saint Gerbold, avec lequel on voulait faire un bateau dispensaire. Ce bateau aurait été très utile aujourd'hui ! Et après, on vient pleurer sur le sort des Haïtiens ... Qu'attendez-vous concrètement des pouvoirs publics ? Il y a partout aujourd'hui, dans tous les quartiers maritimes, de bons bateaux qui vont être cassés avec l'argent des contribuables. Nous demandons qu'on nous donne immédiatement deux bateaux, qui seront acheminés à Haïti, et aideront les pêcheurs locaux, comme l'ont fait les deux autres bateaux que nous avons convoyés là-bas. Cela ne coûte rien à personne, au contraire, puisqu'on évite de payer la démolition. Malgré la catastrophe, vous maintenez donc vos projets ? Plus que jamais. Les Haïtiens ont besoin de vraies aides au développement, qui permettent aux gens de se nourrir, de gagner leur vie, d'investir. Le Mercenaire, un bateau que nous avons envoyé à Haïti en 2008, a permis de multiplier par sept les revenus des pêcheurs. Le bateau tire les pirogues des pêcheurs au large, garde le poisson au frais au retour, permet de mieux le vendre. Nous avions mené ce projet avec une ONG d'Haïti, la Fondation Verte. Nous comptions encore sur leur aide financière pour l'envoi du prochain bateau, le Breizh da Viken. Il est maintenant évident qu'ils ne pourront pas nous aider. Nous continuons quand même. Le repas antillais de soutien à Haïti est maintenu le 29 janvier au Cac. Recueilli par Jean-Luc COCHENNEC. |
14 décembre 1999![]() |